L'aGitation dans la BoîTe à outIls - textes - masculinisme
mythes masculinistes et contre-enquêtes


Le masculinisme, c’est une certaine vision de la société destinée

Cette propagande réactionnaire est diffusée un peu partout : médias, sciences humaines, films... personne (ou presque) n’est à l’abri ! Pour cette raison, il est important de prendre le temps d’analyser les mythes masculinistes, de les dénoncer et de rétablir les faits.

La mythologie masculiniste se présente en premier lieu comme une grande complainte : c’est l’idée de crise de la masculinité. Du fait des mouvements féministes des années 1970 à nos jours, il y aurait eu des bouleversements si profonds dans les rapports entre les sexes, que les hommes, hier dominants et sûrs d’eux, seraient aujourd’hui en proie au doute. Ils seraient déstabilisés, angoissés... la liste est interminable. Cette vision apocalyptique de la « condition masculine » pourrait faire sourire si elle n’était pas tant partagée.

Les masculinistes proposent une série d’indicateurs qui attesteraient selon eux de l’existence de cette crise de la masculinité. Cette partie tâchera de les déconstruire et de les critiquer. S’il est impossible de trouver le moindre fondement à ce pseudo événement, il est difficile pour autant d’ignorer les discours omniprésents qui tiennent pour acquise l’idée de cette « crise ». Le décalage entre l’état réel de la société et sa représentation est ici particulièrement flagrant :

« Quel homme peut se vanter de n’avoir jamais fait l’objet de ridicule, de critique, de discrimination ou de rejet parce qu’il est un homme ? Depuis l’avènement du mouvement féministe, on constate que les attaques contre les hommes se sont multipliées [...] Pour les féministes, l’homme représente l’ennemi à abattre ou l’animal à dresser. »(Dr Janel Gauthier, préface de Homme et fier de l’être, Yvon Dallaire, Québec, Option Santé, 2001. Cité dans les Actes du 1er colloque Paroles d’hommes. p. 7, Éditions Option Santé/OptionWeb 2003.)

Le discours sur la crise de la masculinité n’est pas plus récent ni neuf que celui sur la crise économique. Comme le montre Ève-Marie Lampron (Ève-Marie Lampron, « Liberté, fraternité, masculinité : les discours masculinistes contemporains du Québec et la perception des femmes dans la France révolutionnaire », in Le mouvement masculiniste au Québec, p.33., la « crise » de la masculinité est un vieux thème réactionnaire qui a déjà été employé à plusieurs reprises pour accroître le pouvoir de la classe des hommes.

Cette thématique a notamment été mobilisée pour contrecarrer les aspirations égalitaires des femmes pendant la Révolution française, pour limiter leur accès aux emplois salariés un siècle plus tard (Annelise Maugue, L’identité masculine en crise au tournant du siècle, 1871-1914, Paris, Payot, 2001.), pour contrer les évolutions récentes du droit vers plus d’égalité (divorce, contraception...) et les mesures concrètes prises pour diminuer les effets du patriarcat (action positive, aide aux femmes victimes de violence masculine...).

Le discours de la crise ne dit rien d’autre, au fond que ceci : L’égalité entre les femmes et les hommes porte préjudice aux hommes. Pour démontrer l’existence de cette crise, les masculinistes proposent alors un catalogue des souffrances masculines. Les pères divorcés seraient défavorisés, les hommes se suicideraient de plus en plus suite à des divorces, les garçons réussiraient de moins en moins à l’école...



Des armes au service de l’impunité totale des hommes : les fausses allégations et le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP)

par Brochure antimasculiniste, 10 mars 2010
Pour contrer ce constat d’une violence conjugale exercée surtout par les hommes vis-à-vis des femmes, les masculinistes ont inventé les fausses allégations. Ils ont diffusé l’idée que parmi les femmes portant plainte pour des violences commises par des (...) suite

Noyer les responsabilités des hommes : la symétrie de la violence

par Brochure antimasculiniste, 10 mars 2010
La théorie de la symétrie de la violence, mobilisée notamment par le psychologue Yvon Dallaire, nie l’inégalité de l’exercice de la violence entre les femmes et les hommes. Elle suppose l’inexistence d’une violence structurelle des hommes envers les (...) suite

Des écoliers dans la brume

par Brochure antimasculiniste, 9 mars 2010
Les masculinistes tirent la sonnette d’alarme : les garçons seraient en danger, leur taux de réussite à l’école serait en chute libre ! Les garçons réussiraient de moins en moins à l’école. L’enseignement actuel favoriseraient les filles. Le retour à (...) suite

« C’est mon fils, ma bataille... » ou la légende des pères destitués

par Brochure antimasculiniste, 9 mars 2010
Les informations de l’article sont issues de : de Josianne Lavoie, « L’activisme juridique, le divorce et la garde des enfants », in Le mouvement masculiniste au Québec L’argumentaire développé par les groupes de pères séparés peut se résumer de la (...) suite

Le suicide des hommes : l’exemple québécois

par Brochure antimasculiniste, 8 mars 2010
Le mythe masculiniste du suicide des hommes québécois repose sur trois idées centrales : Aujourd’hui, les hommes québécois se suicideraient de plus en plus. Ils se suicideraient plus que les femmes, ce qui prouverait un malaise spécifiquement (...) suite