L'aGitation dans la BoîTe à outIls - textes - masculinisme - sciences humaines
Guy Corneau
quand la psychanalyse sert le discours masculiniste
par Brochure antimasculiniste, 15 octobre 2010


Guy Corneau (né le 13 janvier 1951 à Chicoutimi) est un psychanalyste jungien et auteur québécois d’essais populaires en psychologie et en développement personnel. Il accède à la notoriété avec la publication de son livre Père manquant, fils manqué publié en 1989 et vendu à plus de 155 000 exemplaires en français et traduit dans une dizaine d’autres langues. Ce livre traite de la blessure morale dont souffriraient selon lui certains hommes qui ont manqué de contacts avec leur père. Ce succès de librairie lui permet de donner des conférences et d’intervenir à la radio et à la télévision, au québec d’abord, dans les pays francophones ensuite. Il est aussi devenu chroniqueur dans certains journaux québécois et co-anime comme spécialiste des émissions de radio et télévision. [1]

En 1992, il reprend un concept né à Vancouver sous le nom de M.E.N (Men Evolution Network) et lance avec d’autres le Réseau Hommes Québec. L’expérience initiée au québec s’est ensuite étendue aux pays francophones européens, notamment la belgique, la france et la suisse romande. [2]

Si cette organisation ne se présente pas ouvertement comme masculiniste, un de ses objectifs est malgré tout de « proposer une remise en question des modèles masculins traditionnels et revaloriser l’image des hommes » [3], ce qui suppose qu’elle a été dévalorisée par les femmes. Mais bien sûr.

S’intéressant particulièrement aux « besoins » des hommes, le Réseau Hommes Québec fonde son analyse sur une vision antiféministe de l’évolution des rapports hommes-femmes, l’émancipation des femmes étant présentée comme une source des problèmes rencontrés par les hommes. Cet antiféminisme latent peut virer à un franc masculinisme :

« Beaucoup de gens croient que les hommes vont désapprendre leur sexisme dans les "groupes de parole" non mixtes organisés à leur intention. Cela dépend de qui les organise. [...] Au Réseau Hommes-Québec, j’ai vu un leader d’atelier organiser un rituel néo-jungien où les hommes étaient invités à découper dans du papier la silhouette d’une personne qui "les avait fait souffrir" [les silhouettes représentaient des femmes], à se vider le cœur face à cette personne et à... mettre le feu au mannequin dans un passage à l’acte rituel ! » [4]

[1Citation libre de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_corneau vu le 23 mai 2009.

[2Citation libre de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Réseau_Hommes vu le 23 mai 2009.

[3Source : (www).rhq.ca/internet/mission.html vu le 9 juin 2009.

[4Issu de l’article « Homme atteint de "victimite" », par Zelda Laliberté , commentaire du 27 octobre 2003 de Martin Dufresne, intitulé « La victimite, cela s’apprend », source : http://sisyphe.org/spip.php?breve47 vu le 9 juin 2009.





Retour au sommaire