Pis de vache 1
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Première partie, sur deux, d’une petite histoire champêtre qui fleure bon la bouse de vache...

Cette semaine, on va s’attarder sur les insultes sexistes, dont chacune de nous a fait les frais un jour ou l’autre...
Un "salope" peut vite fuser car on ne répond pas aux requêtes de monsieur l’accosteur de rue. Parce que les filles sont sexualisées dans tous les médias, et par conséquent dans les yeux de la plupart des hommes hétéros en particulier, l’insulte sexiste l’est souvent également.
On sera affublée d’un "sale chienne" parce qu’on porte un jean un peu serré ou qu’on a osé mettre du rouge à lèvres un peu plus flashy que d’ordinaire. L’utilisation de termes animaliers est fréquente : les animaux sont dévalorisés, une vie "animale" ne vaut pas une vie "humaine". Du coup, on pare une femme des attributs de l’animal pour la rabaisser et c’est souvent accompagné d’une connotation sexuelle. Ce sera une cochonne, une sale chienne, une grosse vache, etc.
On remarquera le même procédé entre les hommes eux mêmes : certains vont dénigrer d’autres qui n’entrent pas dans les critères de la masculinité en les traitant de fille ou de pédé... Tout le monde sait qu’un pédé, n’a pas de couilles donc est une fille car a priori une fille n’a pas de couilles... Donc une fille est un pédé... Enfin, c’est un peu plus compliqué que ça et tel n’est pas notre propos aujourd’hui...

bd féministe

A suivre...

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  • Pis de vache 1
    26 juin 2014 , par f

    Je comprend vraiment ce que tu as du ressentir.

    J’allaite mon bébé, j’ai donc une forte poitrine productive. ... sans vouloir me vexer, mon frère m’a traité de "vache à lait". ... n’empêche, je me suis sentie humiliée.